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Il était une fois une jeunesse qui dominait..
 
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 Strangers in the Night (Libre)

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Jill Hathaway
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MessageSujet: Strangers in the Night (Libre)   Lun 2 Juil - 21:20

Il y avait presqu'un an de ça maintenant. Presqu'un an qu'elle tentait de faire de l'ordre dans les affaires du gang. Presqu'un an qu'elle cherchait en quelque sorte les ennuis. Mais pire dans tout ça, c'était les presque quatres ans qui s'étaient écoulés depuis le décès de son père. Presque quatre ans qu'elle cherchait à se vanger, maintenant, mais ces quatre ans de recherche, de haine et certaines fois mêmes de désespoir et de dépression, tout ça n'avait mené qu'à mettre les Lazzarius dans des draps peu enviables. De l'extérieur, les gens avaient hâte que le 'Demon' soit coincé, les gens voulaient savoir aussi ce qui se passait, qui donc avait tué Jason Burton. Même s'ils n'avaient trouvé aucune preuve pour l'accuser, Jill était sur la liste des suspects...Ainsi bien évidemment que son bras droit. Les Narcists étaient aussi sur la liste. Les 2 gangs se disputaient donc en quelque sorte l'honneur de la culpabilité pour l'affaire Burton. Et Dieu seul savait à quel point Jill avait envie d'oublier la nuit où elle avait appuyé sur la gachette. Elle avait commis un meurtre; elle avait tué un des hommes les plus 'importants' pour ses renseignements parce qu'elle avait perdu le contrôle. Un meurtre gratuit, innutile, tout comme Leah Davison avait fait avec son père. Pendant trois ans et demi, Jill avait accusé à tords et à travers Nick, qui lui n'avait rien à voir là-dedans. Elle se rappellait encore du choc, elle n'avait pas réussi à sortir de sa chambre durant plus d'une semaine, avait boudé tous ceux qui savaient déjà. Elle ne l'avait même pas dit à sa soeur..Sa soeur à qui elle ne parlait plus.

Il y avait bientôt six mois que Jordan ne faisait plus partie des Lazzarius. Six mois que sa soeur était chez le boss parce que Jill avait détruit ses dernières chances de pouvoir vivre un semblant de vie intéressante avec celui qu'elle aimait. Mais au moins, elle n'était pas avec un homme qui ne l'aimait pas réellement. Elle était en sécurité..Chez le boss. Cette simple idée la faisait chaque fois frissonner d'effroi, n'ayant pas envie d'imaginer ce que celui-ci pourrait lui faire. Et dire que Jill avait peur que Devon s'approche d'elle. Mais il était trop tard, maintenant. Tout ce qu'elle pouvait faire c'était attendre, peut-être un jour sa soeur reviendrait-elle. Elle ne pouvait pas compter là-dessus. Si elle revenait, les gens sauraient où ils se cachaient. Enfin, où Devon se cachait, surtout. D'ailleurs, celui-là lui tappait royalement sur les nerfs depuis qu'il restait au repère. Errant partout comme une âme en peine, lui tappant sur les nerfs et maugréant contre son 'triste sort' . Sa seule compagnie restait cette Talim, ou Emily. Jill l'évitait comme la peste depuis quelques temps, ne sachant pas trop quoi lui dire ou simplement comment l'aborder. Peut-être un jour trouverait-elle bien, de toute façon là elle n'était pas sûre qu'il accepte de lui parler.

Elle avait demandé à Stefan Miller s'ils voulaient souder leurs groupes. Les Luxurious n'étaient plus rien, sinon une branche des Lazzarius. Les deux groupes travaillaient en 'coopération' si on pouvait appeller ça comme ça. Une petite industrie, comme si le gang s'était soudainement agrandi. Mais ce n'était pas l'atmosphère qui régnait. Jill ignorait le plus de gens possible de l'autre gang...En fait elle ignorait tout le monde, n'ayant pas envie de croiser qui que ce soit. Une fois, elle faillit trouver une certaine occupation, s'étant disputée avec Shiloh (pour le simple plaisir d'énerver la petite poupée blonde, évidemment) mais Ryan était venu récupérer son 'objet fragile' . Même Emily lui fichait à peu près la paix, se consacrant aux sources, questionnant souvent Talim Guevara, la petite nouvelle, pour savoir certaines choses à propos des gens qu'elle fréquentait avant.

Jill se retrouvait donc toute seule. Mais ce n'était pas triste, seulement bien long et ennuyeux. Elle écoutait le journal télévisé, frissonnant chaque fois qu'un nom qu'elle connaissait était prononcé. Une fois, elle faillit craquer et détruire le téléviseur. Son frère était en entrevue à la télévision. Il parlait d'elle, en mal bien évidemment. Ainsi elle était tombée dans des mauvais travers très jeune, se mettant à faire des idioties, traînant avec des gens peu fréquentables à peine l'adolescence entâmée. Jill n'avait pas pu en entendre plus et avait fermé la télévision. Elle avait ensuite éclaté en sanglots. Pas de tristesse, mais de colère. Elle avait eu envie de se défouler, mais n'avait rien cassé pour une fois. Elle s'était contentée de calmer ses pulsions, s'enfermant des heures dans sa chambre.

Jill venait de se réveiller en sursaut encore une fois, faisant à nouveau des cauchemards sur la police qui les retrouvaient au repère. La police qui démantelait personne par personne les Lazzarius. Elle avait voulu s'enfuir mais c'était lorsque le policier, qui avait pris la forme de Burton, avait tiré sur elle qu'elle avait ouvert les yeux pour se réveiller en sursauts, en sueur, poussant un cri étouffé par son oreiller. En premier lieu, Jill ne se rappellait plus de où elle était. Pendant quelques minutes, elle tentait d'identifier sa propre chambre pour ensuite tenter de se rendormir, la lumière de la lune frappant sur son lit. Après quelques vaines tentatives de se réveiller, Jill avait finalement réalisé que c'était impossible, qu'il vallait mieux qu'elle laisse tomber. Elle s'était donc levé, ne prennant pas la peine de s'habiller. Elle avait simplement enfilé une robe de chambre et s'était aventurée hors de sa chambre, se dirigeant vers la cuisine.

C'était un endroit parfaitement ordinaire. Relativement grand, une cuisine des années 70 probablement. Elle ne s'était jamais attardée à savoir quel était le style et ces détails très futiles que les décorateurs vous demandent et auquels personne ne peut répondre. Elle ne se posa pas ces questions, regardant plutôt l'horloge qui indiquait 4h30 du matin. Elle avait dormi deux heures cette nuit-là. Jill s'était approchée de la machine à café, allumant celle-ci avec la vague idée de se faire un espresso et ouvrit à l'aveuglette une armoir, tâtant celle-ci qui était légèrement trop haute pour elle. Sur la pointe des pieds, Jill finit par saisir la tasse. C'est à ce moment-là qu'elle entendit un bruit derrière elle. Déposant tranquillement la tasse sur le comptoir, elle saisit un couteau dans le bloc où ils étaient rangés et resta immobile. Et si ce n'était pas quelqu'un des Lazzarius? Jill se mit à paniquer et d'une voix tremblante elle demanda :


"Qui est là?"
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Devon Marshall

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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Mar 3 Juil - 7:47

4H du matin...Devon ouvrit lentement les yeux et tourna la tête du côté de son réveil. Il laissa échapper un grognement. Ca faisait plusieurs mois qu'il n'arrivait pas à passer une seule nuit tranquille sans avoir à se réveiller en plein miieu d'un cycle du sommeil. Il se passa une main sur le visage en maugréant. Le bras droit des Lazzarius se lev, titubant légèrement. L'alcool et les drogues ne lui permettaient même plus de sombrer dans un sommeil sans rêves. Il se dirigea vers la salle d'eau attenante à son antre. Il enjamba les tas de vêtements sales qui jonchaient la pièce, les boîtes renfermant quelques billets, d'autres boîtes dont le contenu n'étaient que drogues et psychotropes. A tâtons, il alluma le néon qui éclaira la salle de bain d'une lumière crue. Devon jetta un regard à son reflet. Mouais...pas fameux. Il avait les traits tirés à cause de ses insomnies, ses yeux étaient rougis par les quatités de clopes et de joints qu'il fumait. Il se remplit un verre d'eau et le but, accompagné de trois comprimés d'aspirine. Depuis une semaine, il souffrait de migraines à répétition. Le Devon dans le miroir lui lança une oeillade assassine, le jeune homme ferma le poing et donna un coup sec dans le mur à côté de la surface étamée. Il retourna dasn sa chambre, éteignant la lumière et se roula un stick. Bien chargé.

Une année s'était écoulée, et Devon Marshall était l'ennemi public numéro un. Il était recherché, bien plus qu'auparavant. Il était accusé de nombreux crimes, suspecté pour d'autres encore plus nombreux. Le dernier en date étant la mort de la Fouine. Il n'avait même pas eu l'occasion de lui ôter lui même la vie. La personne qui s'en était chargée avait eu de la chance. Devon se serait damné pour en avoir eu l'occasion. Les choses avaient changé dans le repère. Ils avaient fusionné avec une autre gang...les Luxurious. Devon n'avait pas eu son mot à dire et il ruminait toujours cette trahison que lui avait faite Jill. Il considérait les nouveaux venus comme des faibles, sans importance, qui aurait mieux fait de disparaître plutôt que de se raccrocher aux Lazzarius comme des noyés à une bouée. Lorsqu'il en croisait un, il ne se gênait pour le leur rappeler qu'ils étaient plus leurs obligés que des nouvelles recrues. Ils étaient là à cause de la connerie de Jill. Il n'avait pas opté pour ce choix alors à quoi bon jouer les gentils?
Jordan, la petite fleur, la garce qui lui avait tiré dessus, était partie se réfugier auprès du Boss. Finalement, ce vieux saligaud avait réussi son coup. Devon se souvenait de cet échange qu'ils avaient eu. Le Boss désirait séparer les soeurs Hathaway. Il avait réussi. Il voulait la disparition de Burton. Son souhait avait été exaucé. Finalement, Devon se dit qu'il aurait mieux fait de jouer les félons et de se rallier à ce cernier. La possibilité était toujours d'actualité...avec ses contacts, le Boss pourrait peut-être "alléger" son casier judiciaire et le faire "oublier" pour quelques temps. Le temps que Devon forge un nouvel ennemi public numéro un qui ne serait pas lui, mais un des membres des Luxurious. La survie était son fort. Il pourrait s'en sortir, à condition de savoir se modérer un peu.

Il glissa le joint sur son oreille, attrappa son zippo et se dirigea vers la cuisine. Il ne fit aucun bruit dans les cuoloirs. Tout le monde devait dormir. Tant mieux...il n'aurait pas à insulter une personne, même s'il avait besoin de passer ses nerfs sur quelque chose. Il parvint devant la porte de la petite pièce. Un rai de lumière filtrait sous cette dernière. Devon plissa les paupières, planta son joint entre ses lèvres et poussa la porte. Une silhouette que trop familière se tourna vers lui, un couteau à la main. Jill...la traîtresse. Il haussa les sourcils, la fixant de son regard bleu électrique. Il alla ouvrir la fenêtre sans lui prêter plus d'attention, prit une bière dans le frigo qu'il décapsula sur un coin de tale et se laissa tomber sur une chaise avant de reporter son attention sur la jeune femme.


"Ranges ça, Sweetie...t'es ridicule. Tu crains l'intrusion de quelqu'un? Voyons, nous sommes plus nombreux grâce à toi, avec les Luxurious."

Il laissa échapper un reniflement méprisant. Il s'était adressé à elle d'un ton douceâtre, fortement moqueur et ironique. Elle savait pertinemment ce qu'il pensait des membres de l'autre gang. Elle savait ce qu'il pensait de cette fusion qu'io considérait plus comme du délayage. La force de son gang s'était diluée au contact de ces "intrus". Il but une gorgée de sa bière, reposant la bouteille sur la table et aluma son joint, prenant une longue bouffée dessus. Il pencha légèrement la tête sur le côté sans la quitter du regard.
Quelle idiote...pourquoi avait-il fallu qu'elle s'emmerde à récupérer des boulets supplémentaires en plus de l'autre crétin de Sheffield qui était toujours présent. Jill...la SPA des gangs.
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Jill Hathaway
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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Mar 3 Juil - 8:49

Malgré que ce ne soit guère rassurant, en voyant les yeux de Devon scintiller Jill se calma. Elle savait à qui elle avait affaire, celui qu'elle n'avait pas envie de voir pardessus tout. Enfin, y avait-il quelqu'un qu'elle aurait voulu voir? La chef des Lazzarius évitait les gens du mieux qu'elle le pouvait, sans véritables raisons. Simplement un prétexte pour s'isoler, ne pas avoir à se mêler du gang...Et de celui des Luxurious. Elle regarda Devon se diriger vers la fenêtre. Pourquoi fallait-il que ce soit lui? Elle aurait encore préféré un inconnu. Il fallait dire que depuis qu'elle savait que quelqu'un distribuait leurs vies privées aux médias et à la police, Jill regardait souvent par les fenêtres et se faisait peur à elle-même, s'imaginant les pires scénarios innimaginables. Elle chassa les images de son esprit, se contentant de réaliser à quel point le bras droit avait mauvaise mine. Mais ça ne la regardait pas. Qu'est-ce qui la regardait, de toute façon, maintenant. Plus grand chose. Sa soeur était partie, elle ne pouvait donc plus la surveiller, se donner un semblant d'occupations. Ryan avait ramené la fille... Pourquoi ruminait-elle ces choses-là? Elle chassa les idées de ses pensées en entendant le déclic de la cafetière. Elle ne réalisa même pas que le café était prêt. Elle se contenta de détacher son regard de Devon, entendant bien les paroles qu'il prononça. Le pire, c'était qu'elle était prête à le lui accorder. Ce n'était peut-être pas la meilleure idée...Mais elle l'avait tout de même fait. Il y aurait une utilité un jour, simplement laquelle, elle ne savait pas. Ces temps-ci, elle ne savait rien. Un amas d'idées, d'informations se noyaient dans ses esprits.

Elle n'arrivait pas à lui répondre quoi que ce soit. De toute façon, elle n'avait même pas à lui répondre, elle savait que le seul effet qu'il y aurait serait qu'ils aient une nouvelle dispute. Elles étaient à l'habitude silencieuses et Jill finissait dans sa chambre, se retenant de tout casser et de regretter de ne pas pouvoir retourner comme avant. Il tentait de la faire sentir coupable et il réussissait très bien. Jill lui adressa un regard neutre vide, prouvant qu'elle se moquait bien de ce qu'il lui dirait. Même si ce n'était pas totalement vrai. Elle avait fait une bêtise, elle avait encore une fois en quelques mots changé le cours de l'histoire, sans demander (bien évidemment) son avis à Devon. Mais elle ne l'avait pas demandé simplement car elle savait quel était son avis. Son regard balaya le comptoir et elle rangea le couteau, s'asseyant sur le rebord, son café en mains. En tailleur appuyée à côté de la fenêtre, elle se risqua à y jetter un coup d'oeil. Elle sursauta, manquant d'échapper le contenu de sa tasse sur le sol. Il y avait quelqu'un dehors...À moins qu'elle se mette à halluciner, maintenant. Mais ses dernières hallucinations remontaient à bien longtemps, maintenant. Elle frémit à cette pensée, jettant un bref regard au bras droit.

Il fallait qu'elle se détende, qu'elle dorme plus de deux heures par nuit, mais on ne pouvait pas tout avoir et ce genre de choses étaient des luxes impossibles à s'accorder pour la 'Chef' des Lazzarius. Elle se demandait pourquoi le bras droit restait là, pourquoi il ne retournait pas à son antre, s'il comptait lui ruminer ses opinions à propos de ses mauvaises idées encore longtemps, s'il la rabaisserait encore longtemps et s'il... Elle chassa la dernière idée de ses esprits et frissonna d'horreur. Il valait mieux ne pas penser à ça. La jeune femme ferma les yeux un instant. Elle avait envie de dormir mais savait que si elle tentait, elle serait réveillée par un autre de ses stupides cauchemards. Et la simple idée de se réveiller en sursauts une nouvelle fois, sachant cette fois-ci que le bras droit rôdait dans le repère (elle n'avait plus confiance en lui et doutait fort qu'un jour elle soit assez stupide pour lui redonner cette confiance-là). Et d'un autre côté... Elle avait besoin de lui parler. Peut-être qu'en arrivant à se faire entendre, la dispute serait allégée? Il valait mieux ne pas rêver, mais Jill se leva de sur le comptoir, sachant que c'était parfaitement idiot d'agir comme elle le faisait mais elle se dirigea vers la porte de la cuisine, fermant celle-ci et la verrouillant. Elle posa sa main sur l'interrupteur, fixant Devon de son regard presque noir. Elle alluma les lumières, clignant des yeux à quelques reprises pour s'habituer à la claireté.


"Je crois que ça dûre depuis assez longtemps, maintenant. C'est assez, on doit parler."

Ce qui était étrange dans ces paroles, c'était qu'elle les avait répétées trop souvent. Et à chaque fois, ils ne discutaient pas. Elle s'approcha de la table et s'assit face au bras droit, ne portant pas attention à l'odeur et au joint qu'il fumait. Elle ferma un instant les yeux, tentant de se maîtriser malgré la fatigue qui la tenaillait, mais plongea à nouveau son regard dans celui de Devon. Par quoi devait-elle commencer..Elle n'en savait rien. Mais une chose était claire, elle ne parlerait pas du meurtre de Burton.Elle ravala sa salive, commençant finalement d'une voix basse, comme si elle ne voulait pas qu'on les entende. Ce qui était vrai, mais de toute façon le repère dormait et Jill se doutait que si qui que ce soit se réveillait, personne n'irait se préoccuper du fait que la lumière de la cuisine était allumée.

"J'ai fait ça pour nous protéger. Je ne t'ai pas demandé ton accord pour des raisons que tu connais...Et de toute façon, je ne suis pas la seule à avoir pris des décisions sans en avertir personne."

Elle appuya son regard sur le visage du bras droit. Une multitude d'idées lui passèrent par la tête mais elle s'efforça de rester dans ce qu'elle prévoyait dire.
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Devon Marshall

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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Mar 3 Juil - 9:18

N'importe quel homme normalement constitué n'aurait pu s'empêcher de la trouver diablement attirante. Jill semblait perdue, apeurée. Elle portait le même masque de l'insomnie que lui. Mais les seuls mots qui venaient à l'esprit de Devon étaient "traîtresse", "idiote"...et bien d'autres beaucoup moins jolis à entendre. Elle se retourna vivement vers la fenêtre, comme si elle y avait vu quelque chose. Cette panique qui semblait l'enavhir de temps en autre l'agaçait au plus au point. Un leader faible...voilà ce qu'elle semblait être devenue. Quelqu'un de faible et qui dirigeait un gang. Où était passée l'époque où Jill était un modèle de fermeté? Cela devait ermonter avant cette stupide histoire d'amour, cette romance écoeurante avec le peintre débile qui vivait sous son toit. Sous SON toit, parfaitement. Devon se disait de plus en plus souvent qu'il devrait prendre les rênes en main sinon les Lazzarius allaient devenir un club privé de jeunes adultes qui taguaient les murs et renversaient des poubelles. Il n'était pas une antiquité à reléguer dans un grenier. Il savait qu'il suffirait d'une étincelle pour rallumer cette flamme qui dévorait tout dans les rues.
Jill réfléchissait trop et se concentrait sur des pécadilles sans importance. Elle ne savait pas se centrer sur une seule chose. Il fallait qu'elle essaie de gérer plusieurs choses...et bien évidemment beaucoup de son énergie se dispersait. Elle se délayait.

Elle se leva, fermant la porte à clé et allumant la lumière. Devon savait ce que cela voulait dire...une discussion. Même si la confiance avait disparu du coeur de ces deux personnes, ils ne pouvaient s'empêcher d'avoir de longs dialogues ensemble. Parfois cela amenait des choses positives. D'autres fois, ça devenait une de ces disputes légendaires où aucune des deux partis en présence n'admettaient ses torts et restaient campés sur ses positions. Le bras droit but une nuovelle gorgée tout en levant son regard clair au plafond. Une discussion...mais qu'est-ce-qu'ils avaient encore à se dire?
Jill s'installa face à lui. Les premières paroles de la jeune femme faillirent le faire éclater de rire. C'en était assez? Devon s'amusait comme un petit fou à la défier sans cesse. Après tout n'était-ce pas le ciment de cette étrange relation de haine? Voir jusqu'où l'autre pouvait aller avant de se faire rembarrer manu militari. La suite des dires de la jeune femme, le firent franchement rire. Devon reposa sa bière, laissant s'échapper un léger rire de ses lèvres.


"Tu as accepté ces boulets pour nous...protéger? Tu te foutrais pas un peu de moi? Ils sont nuls, mous, stupides. Mais après tout c'était ton idée et on dit qui se ressemble s'assemble. Et pour ta gouverne, MA recrue est beaucoup plus compétente que ton ramassis d'abrutis."


Talim...l'étoile montante. Intelligente, je m'en foutiste, elle était parfaite pour le gang. Si on s'amusait au jeu des comparaisons, elle n'était ps égalée.

"Certains peuvent dire que je l'ai recruté par vengeance...ce sont des crétins. Talim méritait sa place. Plus que toute autre. D'ailleurs un grand tri devrait être fait. Et si je m'en occupais personnellement tu es en tête de la liste, Sweetie."

Devon tira une nouvelle bouffée sur son joint tout en levant une main autoritaire pour que Jill se taise. Il n'avait pas fini. Il recracha un épais nuage bleuté, fixant les volutes aériennes se disperser dans le vent du soir qui soufflait doucement dans la cuisine. Il fixa de nouveau Jill.

"Et oui...tu n'es que l'ombre de toi même Sweetie. Regardes toi...tu t'affoles quand une ombre traverse la rue. Tu te plonges dans la solitude. Bordel! t'es le chef. Un peu de poigne. T'es aussi pitoyable que Sheffield parfois. Et franchement j'ai envie de te botter tes jolies fesses pour que tu te remues un peu. J'ai l'impression d'être revenu un an en arrière. T'as pas évolué des masses."

Il y avait un an, jour pour jour ou presque, Devon avait tenu à Jill un discours semblable. La jeune femme était alors victime des affres d'une sombre histoire sentimentale. Il avait réussi à la remonter à bloc. Mais ce soi, cette attitude "larvesque" avait besoin d'un sacré coup de fouet. Voire même de plusieurs. Si elle continuait ainsi, Devon allait rapidement prendre le pas sur elle. Les moutons ne suivent que le berger le plus fort. Et à l'heure actuelle, Jill n'était pas la plus forte. Bien au contraire.
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Jill Hathaway
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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Mar 3 Juil - 10:07

L'entendre à nouveau rire, se moquer d'elle. Ça devenait une routine et laissait Jill indifférente. Elle se moquait bien du fait qu'elle n'arrivait à rien, que tout autour semblait continuer, avancer, mais elle restait sur pause, comme un film qu'on avait oublié dans le magnétoscope. La seule différence visible pour elle était qu'elle ne pouvait pas en appuyant sur un bouton revenir en arrière. Ni avancer, elle était simplement coincée au milieu de rien du tout. Le rire du bras droit résonnait dans sa tête, le sentiment d'échec se renforçait. Elle devinait que la fin de la discussion se terminerait par des cris et un claquement de porte. Rien de bien positif, c'était une routine que de se disputer sans aucune raison, maintenant. Mais elle ne pouvait rien y faire, ou ne voulait rien y faire. Peu importait à présent et Jill se demandait assez souvent si elle n'aurait pas mieux fait de le braquer sur sa propre tempe, ce flingue qu'elle avait utilisé pour assassiner Burton. Jill cligna à nouveau des yeux, retenant un bâillement, les yeux s'humidifiant malgré le geste retenu. Manquait plus que ça. Elle essuya les traces humides, maudissant le corps humain d'être ainsi fait. Elle semblait maintenant pleurer, mais c'était tout à fait faux. Elle était seulement épuisée et n'arrivait même plus à comprendre pourquoi elle avait été assez stupide pour vouloir lui parler. Elle savait bien que ça ne mènerait à rien et pourtant elle se trouvait dans la cuisine, porte verrouillée, en face de la personne qui en ce moment devait la détester plus que tout au monde.

Elle savait tout aussi bien que lui que les Luxurious étaient faibles et dépourvus d'utilité. Des âmes errantes, un peu comme elle, sauf qu'elle avait ses raisons, du moins elle le pensait. Elle les avait emmené pour les protéger, oui, mais elle n'avait pas terminé de s'expliquer que Devon éclatait de rire, recommençant à se moquer d'elle. Le regard de Jill, toujours aussi sérieux, neutre et vide d'expression, se posa sur la table, fixant l'ombre de la bière du bras droit. Il se mettait à lui montrer ses échecs en pleine face, comme il rêvait sûrement de le faire depuis longtemps, comparant ensuite Talim avec les Luxurious. Elle ne pouvait pas dire qu'il avait tord, elle savait très bien à quoi s'en tenir. Il valait mieux aller en son sens, de toute façon elle ne voyait même pas l'intérêt à se disputer avec lui. Ce fut lorsqu'il enchaîna avec d'autres mots que la chef des Lazzarius sortit de sa torpeur. S'il voulait faire le tri, il avait carte blanche. Elle se garda bien de le lui dire, parcontre, sachant qu'il le ferait. Et ce n'était pas pour les autres qu'elle craignait, mais bien pour elle-même. Elle hésita un moment, se disant qu'elle devait bien tenter de se défendre un peu, mais laissa tomber. À quoi bon s'obstiner avec lui? Elle savait qu'il gagnerait, simplement parce que Jill n'avait pas envie de se défendre encore.

Il poursuivit son petit discours, Jill l'écoutant toujours avec cette neutralité qui donnait l'impression qu'elle n'était pas là, voire même morte en face de lui. Il disait qu'elle s'affolait pour un rien. Il avait raison. Elle n'arrivait plus à se contrôler et ses cauchemards la stressaient à mort, car elle savait qu'ils ne pourraient plus rester enfermés encore longtemps. C'était un peu pour cette raison qu'elle avait accepté les Luxurious. Une couverture. Une couverture faible, bien sûr, mais c'était tout de même déjà ça pour les couvrir. Pendant que toute l'attention serait tournés sur eux, les Lazzarius pourraient regagner le terrain. Mais ça, c'était dans ses idéaux. Elle ne pensait pas vraiment qu'elle pourrait faire quelque chose pour qu'ils reviennent sur le terrain. Lorsque le bras droit termina son petit speech, le regard de Jill s'assombrit. Elle plongea son regard dans celui de Devon, se remémorant les épisodes qui remontaient à longtemps maintenant. Elle eut envie de vomir et aussi de lui crier dessus. Elle ravala sa colère, se contentant de lui répondre avec un calme presque effrayant. Comme si elle se moquait de tout ce qu'il venait de lui dire.


"Ils sont peut-être mous mais ils occupent les flics. Pendant qu'ils sont dehors, on nous oublie. Ou plutôt on t'oublie toi. Ça fera du bien à ton image, même si pour ça le reflet est médiocre. Pour ce qui est de ma personne, j'vois pas l'intérêt que t'aurais à t'occuper de mes fesses, elles se portent très bien sans toi."

Elle lui adressa un regard lourd de sous-entendus, après quoi elle regarda par la fenêtre. Peut-être qu'elle avait halluciné, peut-être aussi qu'ils parleraient des Lazzarius dans le prochain bulletin de nouvelles.
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Devon Marshall

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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Mar 3 Juil - 12:30

Aucune réaction..d'habitude elle se serait emportée, l'aurait insulté. Il se serait moqué d'elle lui crachant son venin au visage. Mais là...rien de tout cela. Elle semblait à des années lumières de la cuisine. Pathétique. Comme s'il n'y avait qu'elle qui avait des problèmes et se sentait mal. Devon enrageait de devoir rester enfermé. Ca le minait. Mais est-ce-qu'il se laissait aller à sombrer dans une dépression contemplative de ces propres soucis? Certainement que non. A croire qu'il était plus responsable qu'elle. Il tira une nouvelle bouffée, semblant toujours aussi calme. C'est alors qu'il ferma la main en un poing et qu'il l'abatit brusquement sur la surface polie de la table. Ses sourcils se froncèrent, ses paupières se plissèrent.

"Putain Jill! mais réagit! t'es sensée être le leader d'un gang! tout ce que tu fais ces derniers temps c'est admirer ton nombril et te morfondre. T'as un gang à diriger mais visiblement t'en as plus l'étoffe, ni l'envie. Alors ça t'amuse peut-être de jouer les dépressives mais pas moi!"

Il se leva vivement, repoussant d'un coup de pied rageur la chaise sur laquelle il était vautrée quelques secondes auparavant. Il se dressa de toute sa hauteur devant la jeune femme. Il écrasa son joint sur le sol avant de la perndre par les épaules et de la secouer comme un prunier.

"Je veux pas obéir à un chef qui a plus l'air d'une larve qu'autre chose. Mon allégeance ne va pas aux loques. T'as vu ta réaction? T'as vu la gueule que tu tires à longueur de journée? Tu veux que notre gang, tu entends?! NOTRE GANG se fasse absorbé par ces abrutis finis de Luxurious?"

Il la lâcha brutalement, la repoussant en arrière, mais retenant la chaise sur laquelle elle était assise qui menaçait de tomber. En un clac sonore, elle se retrouva sur ses quatre pieds. Devon fixa Jill, les yeux emplis de colère et de frustration. Il leva la main comme pour la gifler, la réveiller, mais son geste se suspendit. Il laissa retomber son bras en soupirant.
Il se mit à arpenter la petite pièce de long en large, les bras croisés dans le dos pour éviter que des coups partent sans qu'il ne les contrôle. Il se mordait l'intérieur de la joue tandis qu'un silence s'installait. Un étrange grondement tout ce qu'il a de plus devonien s'échappa de sa gorge, tandis qu'il reprenait place sur sa chaise. Il replongea son regard dans celui plus sombre de la jeune femme.


"Mais qu'est-ce-qu'il t'arrive bon Dieu? Pourquoi tu te laisses aller comme ça? Ca te plaîs de te morfondre de la sorte? Tu éprouves un plaisir malsain à être dépressive? Tu crois vraiment que t'es la seule à être au bout du rouleau?"

La voix de Devon perdit doucement ses intonations haineuses. Il secoua la tête, soupirant de plus belle. Il se laissa retomber en arrière sur le dossier de sa chaise, s'empara rapidement de sa bière et en but une longue gorgée. Il espérait sincèrement qu'elle explose un bon coup, qu'elle lui prouve qu'elle était toujours en vie, que quelque chose la touchait. L'attitude qu'elle avait était pire que tout.
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Jill Hathaway
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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Mar 3 Juil - 13:10

Les cris de Devon la sortaient peu à peu de sa torpeur. Il chechait à lui prouver quoi, en lui criant ainsi dessus? Elle était toujours en vie, seulement elle en avait sa claque de se faire reprocher tout et rien pour le pur plaisir du bras droit. Ou de qui que ce soit d'autre. À vrai dire, elle n'appréciait pas d'avoir à agir ainsi mais si elle ne pouvait faire que ça, elle le ferait. C'était une façon pour elle de se protéger, de faire le point. De réfléchir à tout ce qui se passait, pour pouvoir peut-être ensuite faire quelque chose pour les Lazzarius. Pour le moment, c'était le néant. Tout ce qu'il y avait, c'était Devon qui lui criait de se ressaisir en la secouant comme s'il s'agissait d'une poupée ou d'un oreiller. Elle fronça les sourcils, tentant de le faire la lâcher sans vraiment forcer pour qu'il la lâche, mais le bras droit semblait tout contrôler du coup, rageant et lui criant dessus de plus belle. Le mal de tête de Jill commençait à prendre de l'ampleur et elle voulu lui dire d'arrêter de crier mais préféra l'écouter parler. Elle observait donc le bras droit qui lui hurlait dessus, tentant de la faire 'reprendre ses esprits' d'après lui. Aux paroles qu'il lui adressa, Jill sentit la colère monter. Il ne fallait pas qu'elle s'énerve...Il ne fallait pas qu'elle s'énerve... Devon faillit la frapper mais pour une raison qui était inconnue à la jeune femme, il ne le fit pas. Peut-être le faire aurait été une bonne chose, mais Jill commençait à en avoir mal qu'il se mêle de ce qui ne le regardait pas. Car peut-être les affaires du gang le regardaient, Jill pouvait bien faire ce qu'elle voulait de sa personne.

À quoi elle jouait? Elle n'en avait aucune idée elle-même. À vrai dire, il lui semblait qu'elle ne jouait à aucun jeu, se protégeant de tout ce qui arrivait même si elle avait pleinement conscience de ce que Devon lui racontait. Elle savait elle aussi que les Luxurious ne pouvaient PAS s'intégrer aux Lazzarius pour la simple et bonne raison que les deux groupes étaient contraires. Ce qui lui arrivait? C'était une autre question auquel elle ne pouvait répondre. Elle se contenta simplement de se lever alors que Devon s'étalait sur sa chaise, terminant ses paroles d'une phrase qui resta encrée dans la mémoire de Jill. Pourquoi ne l'avait-il pas dit avant? La chef des Lazzarius fronça les sourcils, se leva et se dirigea vers la chaise du bras droit. Sans pouvoir se retenir plus, elle le giffla avec force, fâchée, ayant soudainement envie de lui jetter elle aussi des insultes au visage. Quelques secondes passèrent entre la giffle et les paroles de la jeune femme qui criait à présent, ne se souciant pas des gens qui devaient dormir encore vu l'heure qu'il était.


"Ce qui se passe, Devon? Il se passe que les Lazzarius sont en standby depuis un an, déjà, et que je commence à en avoir ma claque que tout soit toujours de ma faute quoi que je fasse. J'aurais beau me tuer pour faire arranger les choses, ça ne FONCTIONNERAIT PAS! Pourquoi? Pas parce que Sheffield ne sert à rien, tu sais aussi bien que moi qu'il se rend de plus en plus utile. Tout simplement parce qu'ON arrive plus à s'entendre."

Elle recula, s'appuya contre le mur, regardant le bras droit avec un air qui laissait bien deviner à quel point elle était énervée et épuisée de devoir se battre avec tout le monde dans le repère pour faire avancer les choses. Elle n'était pas au bord de la dépression, elle était tout simplement découragée.

"Comprends que ça me donne plus envie de faire quoi que ce soit. Tout est toujours de ma faute, et maintenant je suis une larve parce que j'ai plus envie de faire des efforts pour rien? Si c'est pour que tu me repproches tout et rien, Devon, dis-le tout de suite parce que j'ai pas envie de t'écouter répéter les mêmes choses quand tu sais très bien que je peux rien faire de plus que toi."
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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Mar 3 Juil - 15:11

La réponse de Jill fut à la hauteur de ses espoirs...un gifle. Même si elle était cinglante, piquante et douloureuse, elle restait agréable car démonstration d'un peu de réactivité. Devon ne la vit d'ailleurs pas venir cette claque. Sa tête se tourna brutalement dans la direction imposée par la main de la jeune femme. Il resta quelques secondes, étonné plus qu'autre chose, la tête un peu baissée à fixer un point imaginaire sur sa droite. Un sourire se dessina sur ses lèvres et avec un petit soupir reporta son attention sur la jeune femme.
Elle se mit à hausser le ton, n'ayant cure des gens qui dormaient profondément dans le repère et qui étaient loin de s'imaginer que les deux têtes pensantes du gang étaient en train de s'écharper...comme d'habitude. Oh! la culpabilité l'étreignait? Elle avait l'impression que tout était de sa faute? Ben, en même temps, c'était un petit peu vrai aux yeux de Devon. Le gang ne se portait déjà pas très bien l'année précédente, mais là...on atteignait des sommets d'inactivité. Même pas une anecdote croustillante à se mettre sous la dent. Rien de rien. Devon leva lentement son regard clair tandis que Jill continuait à parler. Elle semblait vouloir reporter sa culpabilité sur son dos. Ils ne s'entendaient plus...donc comment diriger un groupe de personnes lorsque son bras droit n'est pas digne de confiance.


"Je vais pas te mentir et dire que c'est pas de ta faute. Je vais pas mentir et dire que c'est pas de la mienne. Les Lazzarius avaient déjà un pied dans la tombe l'année dernière...mais depuis l'arrivée des Luxurious parmi nous, j'ai l'impression que nous a balancé à la face une grosse poignée de terre."

Devon acheva sa cannette, murmura qu'il avait "besoin d'un truc plus fort" et alla chercher une bouteille de tequila dans le frigo. Il s'en servit un grand verre, pur et posa sur la table une aspirine qu'il goba avec l'alcool. Il reprit calmement.


"Je suis que ton bras droit, Sweetie. Pas dans ta tête. En plus, tu sais exactement comment je suis. Si on me recadre pas, je fais tout et n'importe quoi. C'est toi le leader, c'est à toi d'imposer ton point de vue. Et celui qui te contredit et bien...tu le gifles! t'es plutôt bonne dans ce domaine."

Il effleura du bout des doigts sa joue qui pernait une jolie couleur rouge. Il prit son verre en main, faisant jouer le liquide contre les parois, avant d'en prendre une grande rasade qui le fit grimacer et froncer le nez. Leurs discussions prenaient toujours la même tournure. Ils s'insultaient, Devon commençait toujours. Ils en venaient aux mains, souvent c'était elle qui déclarait les hostilités. Et ensuite, ils parvenaient à créer une sorte de dialogue plus ou moins calme. Une fois leurs venins crachés, la véritable discussion débutait. Jill recula et s'appuya contre le mur, Devon ne la quittait pas du regard.

"Si t'es découragée, t'es pas la seule. J'ai également mis mes tripes dans la construction de ce gang. Je lui ai beaucoup donné de ma petite personne et me voir confiné dans ces murs, incapable d'agir parce que recherché..." Il secoua la tête, soupirant, en haussant les sourcils. "...c'est pas évident. Les gens m'énervent, leurs discussions m'agacent, je supporte pas les nouveaux venus, je peux pas sortir m'amuser, j'ai des insomnies que même l'alcool et la drogue ne résolvent pas. Mais j'essaie de pas me laisser abattre et d'aller de l'avant. Parce que je sais que je ne suis pas quelqu'un de faible. Parce que je dois rester moi même. Si les éléments fondateurs du gang commencent à déprimer, comment veux tu que les choses aillent bien? Les hommes sont des moutons et s'ils n'ont pas un bon berger, ils s'éparpillent dans tous les sens et font n'importe quoi."
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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Mar 3 Juil - 15:33

Devon commençait à parler, racontant que c'était de leur faute à tous les deux. Elle pouvait bien être d'accord avec lui sur ce point-là, c'était bien évidemment très clair qu'il ne pouvait pas y avoir qu'un seul responsable à ce qui arrivait aux Lazzarius. Elle savait aussi, comme il le lui disait, que son geste n'avait fait que les tuer mieux, que de les rabaisser, de faire du gang l'ombre de lui-même. Comme Devon disait qu'elle devenait l'ombre d'elle-même. Elle les avait mené à leur perte, c'était sa faute...Mais elle ne voudrait certainement jamais l'admettre. Même si elle avait la vérité en face, même si ça vie en aurait dépendu, Jill était fixée sur le fait qu'elle n'était pas totalement ocupable, que ce n'était pas sa faute à elle et uniquement à elle. Elle observait Devon, frustrée, l'observant finir sa cannette alors qu'elle avait laissé son café sur le comptoir. Elle n'avait plus envie de café, elle voulait simplement mettre les choses au clair, peu importe le prix. Devon se leva, murmurant ce qu'elle ne comprit que lorsqu'il dénicha la tequila dans le frigo pour se verser un verre. Jill ne détacha pas ses yeux du bras droit alors qu'il revenait vers la table, gobant son aspirine, se remettant ensuite à parler. Ses paroles, elle les avaient vu venir.

Évidemment, elle devinait parfaitement qu'il ne pouvait rien y faire, qu'il n'était pas elle, toutes ces phrases qu'elle répétait dans sa tête sans avoir de surprise. Lorsque le bras droit lui dit que lorsque quelque chose ne faisait pas son affaire, elle le gifflait, elle fronça les sourcils, ne comprenant pas s'il voulait rire ou non. Elle se mordit l'intérieur de la joue, sans vouloir écouter le reste, se contentant de réfléchir, penser à autre chose. Elle ne voulait pas avoir la vérité en face. C'était quelque chose qui lui déplaisait grandement depuis toujours. Il s'arrêta de parler un instant, ses mots bourdonnant dans l'esprit de Jill, et se remis à parler. Elle compatissait en quelque sorte à son long monologue. C'était difficile pour tout le monde. Jill se mordit la lèvre inférieure et baissa les yeux. Elle se sentait énormément coupable maintenant, mais ne voulait pas le montrer. Elle soupira et finit par lui dire, comme elle l'avait répété quelques milliards de fois depuis longtemps.


"Je m'excuse...J'aurais dû y penser.."
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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Mar 3 Juil - 15:47

"Ouais...ouais...t'aurais dû y penser mais comme beaucoup de personnes, on préfère regarder ses propres misères plutôt que celles des autrs. Je te pardonne."

Il esquissa un léger signe de croix dans sa direction en prononçant ses dernières paroles. Elle s'excusait comme toujours. A chaque fois, elle faisait une boulette et à chaque fois il fallait lui ouvrir les yeux avec un pied-de-biche.

"Rassieds toi...et si y a autre chose qui te turlupine. Te gênes pas...de toutes manières je suis pas prêt d'aller me coucher."

Il but une nouvelle gorgée et reposa sa verre de façon sonore sur la table. Une insomnie en tête à tête avec la personne qu'il estimait coupable de tous ses maux. Devon savait que Jill était soupçonnée dans le meurtre de Burton. Puisque ce n'était pas lui, il ne restait pas trente millions de coupables. L'annonce du décès de la fouiine l'avait rempli de colère, il était en colère parce que ce n'était pas lui qui lui avait ôté la vie. Il aurait pris son temps, faisant découvrir à ce sale petit ragoteur des nouvelles définitions au mot "douleur" ou "souffrance". Là, Burton était parti d'une balle en pleine tête...trop doux. Trop exécutif. la marque d'une femme sans nul doute. A moins que ce ne soit cette traînée de Jordan qui se soit chargé de son amoureux. Peut-être s'était-elle rendu compte qu'elle avait été manipulée? De toutes façons, on pouvait pas repartir en arrière et il faudra un certain temps avant que Devon ne se trouve une nouvelle némésis.
Du bout du pied, il poussa la chaise de Jill dans sa direction, indiquant cette dernière du regard. Elle devait avoir plus de choses sur le coeur et elle avait intérêt à les dire. Marshall n'avait aucune envie de lui tirer les vers du nez et d'attendre les révélations, même si du temps...il n'en manquait pas.


"C'est l'occasion ou jamais, Sweetie. Je viens de t'insulter, tu m'as frappé...on peut discuter calmement maintenant."
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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Mar 3 Juil - 16:57

Elle savait d'avance qu'il la pardonnerait, comme elle savait d'avance qu'elle devrait se réexcuser dans les prochains jours, si ce n'était pas les prochaines heures. C'était toujours ainsi. Jill et Devon trouvaient tous les prétextes pour se disputer, ensuite Jill allait se faire pardonner. C'était idiot, faible, mais c'était une sortie facile pour éviter les problèmes. Et ce matin-là, c'était un de ces jours-là où tout allait mal et où comme toujours tout se terminait de la même façon. Une sorte de routine malsaine, en quelque sorte. Les excuses avaient beau être sincères, ce n'était plus vraiment quelque chose auquel il fallait se fier. Elle observait toujours Devon et lorsqu'il avait esquissé le signe de croix, elle avait légèrement souri, amusée par ce qu'il faisait. Il but une nouvelle gorgée de son verre, lui disant de se rassoir. Mais elle ne le fit d'abord pas, elle n'en avait tout simplement pas envie. Elle devait d'abord être certaine qu'il la pardonnait vraiment. C'était un peu ça, lorsqu'on avait plus confiance en la personne en face de nous. Et il fallait dire que Jill avait toutes les raisons du monde pour ne jamais avoir fait confiance à Devon. Mais durant une assez longue période de temps, elle s'était trouvée à être plutôt aveugle et à le croire sur parole, comme s'il était un saint. Elle frissonna aux souvenirs peu brillants qu'elle avait d'elle même et lorsque Devon approcha la chaise sur laquelle elle avait été assise auparavant, elle hésita un instant avant de s'y assoir.

Il fallait donc maintenant qu'elle crache le morceau, elle le devinait. Mais elle n'en avait pas envie. Elle savait que Devon serait en colère, étant donné qu'il rêvait depuis longtemps déjà d'assassiner Burton. Mais malheureusement, ç'avait été moins brutal, presque humain de l'assassiner. Mais Jill en gardait un souvenir horrible, sûrement en rapport à ce qu'elle avait fait d'abord. Elle eut la nausée rien qu'à penser à cette nuit-là. C'était encore plus honteux que de se dire qu'elle avait eut confiance en Devon. Elle le regarda dans les yeux alors qu'il lui disait qu'ils pouvaient maintenant discuter. Elle n'avait aucunement envie de discuter, sachant qu'ils n'avaient rien à se dire de bien palpitant. Elle hésita un instant, se mordilla la lèvre et jetta un regard bref à la table et au verre du bras droit. Cette foutue tequila. Elle prit une grande respiration et se râcla la gorge avant de dire, d'une voix presque morte, comme si elle tentait qu'il ne l'entende pas, parlant de plus en plus fort et d'un voix bien plus assurée au fil de ses propos.


"J'ai tué Burton. C'est ça que tu veux entendre, Devon? Il est mort d'une balle dans la tête, dans une chambre d'hôtel, tu veux pas les détails. J'avais un autre plan en tête pour lui, mais le coup est parti tout seul. Tu dois connaître ça, j'imagine. Ce petit con était au courant de trop de choses à mon goût. Surtout à propos de ce qui se passait 'entre nous' si on peut vraiment dire qu'il s'est passé quelque chose. J'ai simplement voulu protéger ma réputation. Pas de quoi en faire tout un plat. Désolée d'avoir été plus rapide que toi, simplement je pense que j'avais plus de chance de l'attirer dans mes filets que toi..Si bien entendu tu vois ce que je veux dire par là."

Elle lui fit un sourire mesquin, insolent. Elle se doutait qu'il n'allait pas bien le prendre, elle se doutait qu'il risquait de se faire une bien mauvaise opinion d'elle...Mais que pouvait-elle y faire, sérieusement? Elle lui avait dit ce qu'elle avait à dire, c'était maintenant à Devon d'encaisser ce qu'elle venait de dire.
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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Mer 4 Juil - 6:13

Il la connaissait par coeur...il savait exactement comment elle se comportait avant de dire quelque chose d'important. Elle se mordillait la lèvre inférieure, avant de prendre une grande inspiration. Si la chose était vraiment trop difficile à avour, elle toussotait pour s'éclaircir la voix. Jill fit tout cela, dans ce même ordre auquel était habitué Devon. Il plissa brièvement les yeux avant de boire à nouveau. Il se doutait que la suite n'allait guère lui plaire.
La seule chose que Devon enregistra fut "j'ai tué Burton". Il s'est doutait un peu, mais il restait toujours certaines zones d'ombre et il préférait se dire que c'était une personne moins "proche" de lui qui avait commis ce meurtre. Son nez se fronça, il baissa la tête quelques secondes, ses cheveux noirs tombant sur son visage. Jill avait tué...il s'était préparé à cette annonce, mais il n'avait prévu ce qu'il allait ressentir. Colère, rage. Surtout en entendant les explications de Jill. Sa voix semblait charrier des glaçons lorsqu'il lui répondit.


"Tu te rends compte que tu m'as volé quelque chose Sweetie?"

Il releva brusquement la tête, plongeant son regard aveuglé par la colère dans le sien. Sa main se crispa sur le verre preqsue vide qu'il tenait encore. Un léger craquement résonna dans la cuisine silencieuse tandis qu'une zébrure apparaissait sur la surface du verre de bas en haut. Les jointures de ses doigts blanchirent, se serrant de plus en plus sur le verre jusqu'à ce que ce dernier explose dans sa main. La tequila se mêla à un peu de sang, piquant les coupures qu'il venait de se faire dans la paume. Il ne savait e qui l'agaçait le plus...le ton détaché de la jeune femme ou son sourire insolet et victorieux. Un grondement sortit de sa gorge et il agita sa main meurtrie dans la direction de Jill maculant le visage de cette dernière par de fines gouttes de sang, avant de se lever pour rincer ses plaies.

"Je suis partagé entre l'envie de t'étrangler jusqu'à ce que tu crèves et l'envie de t'étouffer en enfonçant un chiffon dans ta gorge. Burton était MA proie...et ça, même le Boss l'avait compris. J'espère que sa dernière expression te hante Sweetie. T'es pas faite pour assassiner."

Sa voix tremblait légèrement sous le coup de la colère. Jill était enfermé avec quelqu'un d'extrêmement dangereux qui était dans une rage noire. La porte était fermée, verrouillée et le calme qui émanait de Devon était plus qu'inquiétant. Il posa ses mains de chaque côté de la chaise et d'un mouvement du pied, la fit tourner pour avoir Hathaway face à lui. Il se pencha sur elle. leurs visages se rapprochant.

"Tu ne me refais plus jamais ça...ou le sang qui coulera de ton visage sera cette fois-ci le tien et pas le mien."
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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Mer 4 Juil - 6:43

La première réaction de Devon l'inquiéta. Pas parce qu'il était calme, surtout parce qu'il allait probablement, même sûrement exploser dans peu de temps. Ce n'était maintenant qu'une question de secondes, qui s'écoulèrent lentement, trop lentement. Il regardait bizarrement la table, elle crut un instant que ce qu'elle venait de dire le laisserait indifférent et fut presque déçue d'avoir échoué, de ne pas l'avoir provoqué assez pour qu'il explose lorsqu'elle entendit la voix de Devon, comme s'il avait quelque chose de coincé dans la gorge, du moins c'était ainsi qu'elle le voyait. Les paroles qu'il lui adressa lui firent froncer les sourcils. Elle lui avait volé quelque chose? Et lui il croyait avoir fait quoi, un an plus tôt? Elle ne voulu pas répliquer maintenant, toutfois, attendant de voir comment se déroulerait la suite des choses. Elle ne tarda pas à arriver, cette suite. Devon plongea son regard dans le sien, son regard laissait présager qu'il n'était pas ravi de ses explications. Elle entendit le verre craqueler et observa celui-ci alors que des fissures s'y traçaient, commençant à faire saigner le bras droit. Elle restait toujours muette, retenant un petit sourire. Sa réaction l'amusait, quelque chose qui n'était pas arrivé depuis longtemps déjà. Elle ne broncha pas lorsqu'elle sentit les minuscules gouttelettes de sang sur son visage, se contentant d'observer le bras droit qui se levait ensuite pour nettoyer ses blessures, infligées par lui-même, volontairement probablement.

Il lui fit un nouveau discour, débitant des menaces de mort qui ne la choquèrent pas. Elle avait déjà entendu ce genre de paroles des centaines de fois...Même si ce n'était pas Devon Marshall, le danger public, elle se doutait que tout finirait par s'effacer, qu'il disait ça sur le coup de la colère. Enfin, elle l'espérait. Ses derniers mots la frustrèrent, parcontre. Si elle n'était pas faite pour assassiner...Alors elle était faite pour quoi? Qu'il le lui dise, elle voulait savoir. Elle se contentait de river son regard à celui de Devon, tandis qu'il faisait pivoter la chaise. Elle était maintenant en face de lui, son visage à courte distance, sentiment désagréable mais qu'elle ne laissa pas paraître. Pas question de lui faire autant plaisir, elle se doutait qu'il cherchait à lui faire ressentir ce genre de choses et elle ne voulait pas qu'il gagne. Il avait voulu qu'elle reprenne le dessus, il allait devoir la supporter comme ça. Elle fit abstraction de ses dernières paroles. À vrai dire, elle n'avait pas particulièrement l'intention de se transformer en machine à tuer, un meurtre lui avait bien suffit. Elle se contenta de garder son visage à proximité de celui du bras droit et de lui murmurer, d'une voix froide, ce qui lui restait toujours en tête depuis quelques minutes déjà.


"Alors on est quittes. Tu m'as volé quelque chose, je t'ai volé quelque chose en retour."

Elle ne souriait plus, ayant l'air sérieuse et nullement effrayée. Elle se doutait que s'il ne la frappait pas il ferait bien pire, mais Jill ne bronchait pas, attendant la suite avec curiosité.
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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Jeu 5 Juil - 9:22

"Voler? Mais t'as quel âge pour me sortir cet argument débile du "t'as commencé avant"? Et dois je te rappeler que t'étais consentante?"

A condition que l'on considère l'ébriété et la drogue comme un consentement pleinement conscient. Devon s'en fichait éperduement. Après tout, si elle était capable de tortiller des fesses devant Burton pour le supprimer ou obtenir des informations, il n'était pas plus coupable qu'elle dans cette sordide histoire qui avait eu lieu dans son antre, un soir où Jill se sentait perdue. Bien au contraire. Il estimait lui avoir rendu service. Au moins, l'espace d'une soirée, elle n'avait plus pensé à ses soucis...
Il avait craché ses derniers mots plus que prononcés. D'une main aussi rapide qu'un serpent, il enfonça ses doigts dans les joues de la jeune femme, la forçant à relever la tête pour le fixer dans les yeux, lui tordant suffisamment le cou pour que les muscles tirent sur les os et lui fassent mal. Il plissa les paupières sans la quitter du regard.


"Dans l'affaire Burton, on parle de vie humaine et de vengeance...pas de virginité perdue un soir d'égarement."

Ses doigts s'enfoncèrent un peu plus dans la chair de la jeune femme, il pouvait sentir ses dents sous son pouce et son index. Il accentua la pression avant de la lâcher brusquement, la poussant en arrière et admirant avec un sourire satisfait, les petites marques rondes et rouges sur le visage de Jill qui allait à ravir avec les gouttes de sang qui avaient commencé à couler le long de ses traits.

"On arrivera jamais à rien si on continue comme ça. On fait que se renvoyer une balle imaginaire espérant qu'elle ne nous fonce pas en plein visage. J'en ai ma claque de tes bravades, de tes défis, de tes remarques. Si t'as vraiment envie que je te tabasse, dis le moi carrément, histoire qu'on saute la case où on s'énerve mutuellement."

Devon baissa les yeux sur sa paume meurtrie qu'il leva à la hauteur de son visage. Du bout de l'index, il parcourut les coupures qui la zébraient. Il avait besoin de points de suture...il ferait ça bien sagement dans son antre, avec assez de cocaïne pour pas sentir la douleur. Il reporta son regard sur Jill. Seigneur qu'elle l'agaçait! et le fait qu'elle se laisse sagement faire était pire que tout.
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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Jeu 5 Juil - 9:49

Consentante...Elle n'eut même pas le temps de faire le point sur ses mots que Devon commençait à serrer sur sa gorge, avec probablement en tête l'idée de la tuer. Elle se demandait souvent quand il le ferait, quand il aurait envie de lui ôter pour de bon la vie lors d'une de leurs disputes nocturnes ou matinales (tout dépendait du moment) et qu'il l'achèverait comme il rêvait probablement de le faire. Elle sentait la pression qu'il exerçait sur ses joues, ses doigts s'enfonçant de plus en plus. Jill s'était déjà demandé si la peau pouvait se déchirer si on forçait trop. Elle aurait peut-être l'honneur de le savoir ce jour-là, qui pouvait savoir? Elle paniqua à cette simple pensée et son taux de stress s'emplifia alors qu'elle tentait de fuir le regard de Devon. Elle n'entendait même plus ce qu'il disait, quoi qu'il en avait une vague idée alors qu'elle suivait les lèvres du bras droit qui bougeaient. Il lui faisait mal et elle aurait voulu qu'il arrête, mais elle se contenta d'encaisser. De toute façon, même si elle voulait le repousser, elle se doutait que la suite ne serait que pire à ce moment-là. La pression s'accentua, ce fut à ce moment-là qu'elle commença à avoir de la difficulté à respirer, la pression sur sa gorge faisant rougir son teint et pas de colère ni de honte.

Elle se retrouva contre le mur, à nouveau, mais cette fois-ci involontairement. Il l'avait poussé et la façon dont il la regardait la dégoûtait. Chaque mouvement de chacun des muscles de son visage lui brûlait les joues et elle s'efforçait de ne pas perdre le contrôle. Elle se serait probablement enfuie à l'heure qu'il était et elle jetta un regard en biais à la porte, sans pour autant s'y diriger. De toute façon, elle n'en serait que plus lâche pour le bras droit. Il se remit à parler et ses premiers mots l'étonnèrent. Pas parce qu'elle ne les approuvait pas, plutôt car il les disait lui-même. Devon ne faisait jamais ça, et Jill aurait cru jusqu'à ce moment-là qu'il appréciait en quelque sorte de lui lancer des piques et de se vanger. La jeune femme baissa les yeux, oubliant la porte et écoutant le reste de ses propos, sa respiration se calmant doucement, petit à petit. Elle sentit le regard se détacher d'elle, puis y revenir. Elle ferma les yeux un instant et les ouvrit, redressant la tête, plongeant ses yeux noisettes dans le regard bleuté du bras droit.


"Et tu proposes quoi pour qu'on arrive à quelque chose? On a tout essayé et tu le sais aussi bien que moi."

Du moins, à ses yeux, tout avait été porté à l'échec. Elle savait que s'il y avait encore quelque chose à tenter, il ne valait mieux pas y penser. Le mieux était de faire comme avant, mais c'était compliqué. S'ignorer complètement? Ce n'était pas évident non plus, avec lui qui traînait partout dans le repère. Elle passa devant le bras droit, se dirigeant vers sa tasse de café qui avait refroidie. Elle la jetta dans l'évier, s'en préparant une nouvelle, attendant juste devant la cafetière, écoutant au cas où Devon dirait quelque chose.
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Devon Marshall

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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Dim 22 Juil - 9:35

Devon avait à plusieurs reprises réfléchit à la façon dont la relation qu'il avait avec Jill pouvait s'arranger. Enfin...s'arranger était purement utopiste. Leurs caractères étaient bien trop forts, semblables sur certains points même et il est universellement connu que deux fortes têtes ne feront que se fracasser l'une contre l'autre à chaque incartade. En ce qui concerne le gang à proprement parler, leurs différents laissaient les nouveaux venus comme deux ronds de flans. Ils regardaient béatement les deux dirigeants des Lazzarius s'écharper, s'insulter, se frapper pour finalement se mettre à parler plus ou moins calmement comme si rien ne s'était passé. Inconstants. Instables. Et pourtant inséparables. Jill et Devon rôdaient comme deux âmes en peine dans un repère où ils s'ennuyaient à mourir, incapables de sortir sous peine d'être emmené au poste de police manu militari.

La jeune femme s'éloigna lentement de lui. Devon savait qu'elle gardait tous ses sens en éveil comme une souris sent l'attaque imminente d'un prédateur et se prépare à toute éventualité. Comment régler cette "crise" entre eux? Devon en avait une idée plus ou moins claire. Ce qui l'agaçait présentement étaient l'inactivité et la passivité de la jeune femme. Ce qui l'énervait était de voir les nouvelles recrues trop dissemblables à eux. Des intrus purement et simplement aux yeux de Devon. Des intrus qu'il ne voulait pas voir "responsable" de quoique ce soit en ce qui concernaient les affaires du gang. Finalement, ils n'étaient que de la chair à canon. Un bouclier humain dont la seule utilité était de les protéger et de faire barrage de leurs corps en cas d'attaque ou d'investissement du repère. Ce n'était un secret pour personne, Devon méprisait ceux et celles qui n'appartenaient pas aux Lazzarius. Même dans sa relation de haine mêlé d'un étrange amour perverti avec Jill, il avait reconu la jeune femme comme son supérieur...
Il la laissa prendre une tasse de café ne la quittant pas de son regard hypnotique qui pouvait avoir une lueur innocente on ne peut plus paradoxale lorsqu'il décidait de manipuler autrui. Un sourire étira ses lèvres, illuminant son visage, allumant au fond de ses prunelles bleues une petite lueur malicieuse. Il joignit calmement les mains sur la table et répondit d'une voix calme et assurée.


"Le souci c'est qu'actuellement tu ne sembles pas au meilleur de ta forme Sweetie...."

Devon se leva et s'approche de Jill. Calmement. Sans à-coups. Avec cette grâce féline qui lui était si particulière. Il posa ses mains sur les épaules de la jeune femme, effleurant la peau dorée avec autant de douceur que la battement des ailes d'un papillon que l'on aurait enfermé au creux de sa paume. Il baissa les yeux sur Jill, la fixant avec toujours cette lueur maligne au fond des yeux. Il écarta une des mèches de cheveux de la leader des Lazzarius, la replaçant derrière son oreille, il approcha son visage du sien et d'une voix douce et ronronante, presque caressante lui murmura du bout des lèvres comme s'il suçait un bonbon.

"Donnes moi les pleins pouvoirs...je n'aurais plus à te harceler avec ta façon de mener nos gens."

Du bout des doigts, il lui frôla la joue, les lèvres, continuant de sa vois mielleuse.

"Tu pourras te reposer entièrement sur moi. Tu n'auras plus de soucis à te faire. Tu seras enfin en paix. Moins de responsabilités. Plus de détente."
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Jill Hathaway
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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Dim 22 Juil - 10:10

Elle ne pouvait plus voir ce qu'il faisait ni guetter les réactions qu'il pourrait présenter. Le simple fait de laisser le bras droit faire ce qu'il voulait sans aucune surveillance, même si elle était à proximité, la faisait paniquer. Il pourrait bien arriver et l'étrangler par derrière.. Peut-être aussi ne ferait-il rien de tel. Jill ne pouvait le dire, simplement elle doutait que Devon soit sincère ou qu'il tente de voir les choses sur un tont neutre. La neutralité n'était pas son fort, elle devinait que n'importe quelle proposition reviendrait en la faveur du bras droit. L'esprit de la jeune femme allait à toute allure, s'imaginant les pires horreurs alors qu'elle ne remarquait pas le déclic que faisait pour la deuxième fois la cafetière. Elle réalisa finalement la lumière rouge qui clignotait et sortit de ses pensées, écoutant le silence presque effrayant et qui n'annonçait rien de bon qui planait sur le repère des Lazzarius. Elle regarda rapidement par la fenêtre, il n'y avait personne. Peut-être avait-elle halluciné, c'était même fort probable. Elle regrettait à présent de ne pas avoir voulu rester dans sa chambre. Elle regrettait de ne pas avoir réussi à s'éloigner du bras droit. Elle se prépara finalement une tasse du liquide foncé et s'apprêtait à prendre une gorgée lorsqu'elle se figea, sentant les mains du bras droit sur son dos.

Elle avait clairement entendu les paroles qu'il avait dit avant de venir la rejoindre, elle était prête à lui accorder le fait qu'elle n'allait pas totalement bien en ce moment mais ne le lui dit pas, restant immobile en sentant les mains du bras droit sur ses épaules mais ne trouvant toujours pas la bonne façon de réagir entre se détacher vivement, le giffler et attendre la suite. Faute d'avoir réussi à se dégager à temps, elle attendit la suite des évènements, frissonnant en sentant la mèche de cheveux qu'il replaçait derrière son oreille. Le sentiment de déjavu était désagréable, mais moins que les paroles qu'il se mit à murmurer avec à peine quelques centimètres de distance entre eux.

L'offre qu'il lui faisait était presque une évidence. Elle savait que ce jour-là arriverait. Peut-être pas un matin alors que tout le monde dormait, peut-être pas ce jour-là, mais elle savait qu'il viendrait un moment où Devon lui demanderait de prendre sa place. Elle voulu lui répliquer qu'elle avait besoin de temps et que ce genre de décision ferait bien évidemment jaser, mais Jill ne réussit pas à répondre. Les doigts du bras droit frôlaient à présent sa joue. Il jouait, son seul but était probablement de la faire craquer. Jill ferma les yeux et pris une grande respiration, attendant qu'il arrête de passer ses doigts sur ses lèvres. Elle les ouvrit alors qu'il se remettait à parler. Ce qu'il lui proposait était ce dont elle rêvait depuis un petit moment déjà. Quelques minutes plus tôt, elle aurait probablement accepté sans broncher, mais là, elle se doutait qu'il devait avoir une idée derrière la tête. Une idée qu'elle ne connaissait pas encore mais qu'elle ne souhaitait pas voir se réaliser. Prenant le reste de contrôle qu'il lui restait pour ne pas craquer, elle ouvrit finalement la bouche, ne regardant parcontre pas Devon.


"J'ai besoin de temps..Les gens vont jaser c'est innévitable. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée Devon."

Elle recula légèrement, le savoir à proximité comme ça la troublait. Elle avait passé des semaines à tenter de se protéger contre lui, à l'éviter et à se dire que c'était simplement une manière préventive de ne pas faire de conneries, mais en quelques secondes et du bout des doigts, Devon avait réussi à la remettre dans cette situation inconfortable. Jill finit par croiser son regard et sans même y penser, elle lui demanda comme si elle était à bout de souffle.

"Reste là s'il te plaît."
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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Dim 22 Juil - 15:49

Dans un premier temps, elle refusait. Ce qui était on ne peut plus normal. Jill avait créé ce gang. Elle avait mis dans cette bande de jeunes gens violents, instables tout son espoir pour ne nourrir qu'un seul but...la vengeance. Elle l'avait fait croître, leur avait donné un but, une nouvelle vie, une autre chance de prendre sa revanche sur une existence parfois rude, parfois inapproppriée. Devon avait lui aussi pris son rôle à coeur. Il avait auréolé le nom des Lazzarius d'un halo maléfiquqe. Il avait insufflé dans ce simple nom toute la malignité de son âme. Son comportement avait été un formidable moteur pour la réputation du gang. Le Démon et la Valkyrie qu'étaient Devon et Jill, le duo semblant être vomi par l'Enfer qui avait semé la panique et la terreur auprès de la population de la Cité et des autres gangs.
Cette époque pas si lointaine dans le temps semblait bel et bien révolue, disparaissait dans les brumes vaporeuses du souvenir. L'heure était à un nouveau départ, un nouveau chef. Devon savait au plus profond de son être que le moment viendrait où il reprendrait en rênes les Lazzarius, où il ferait disparaître les nouveaux venus grâce à l'appui de ceux et celles qui lui étaient fidèles. Comme un phénix de sang, les Lazzarius renaîtront de l'hémoglobine des parvenus qui avaient osé souillé le nom des Lazzarius en ce considérant comme tels. L'idée était bonne, contrairement à ce que pensait Jill. Less gens allaient jaser? Devon se foutait royalement de l'avis des autres. Seule sa petite personne importait et ceux qui allait à son encontre faisaient rarement de vieux os.
Jill n'était pas à l'aise. Il pouvait respirer à pleins poumons l'odeur du chaos qui brouillait les pensées de la jeune femme. On ne passe pas tant de temps au contact d'une personne sans savoir la décrypter correctement. Un fin sourire étira ses lèvres lorsqu'il vit qu'elle évitait de le regarder.


"Qu'est ce qu'on en a à foutre de l'avis des gens? Ma chère, ma douce, mon adorable petite Jill."

Toujours aussi doucereux, Devon s'approcha d'elle et glissa sa main sous le menton de la jeune femme, lui relevant la tête, la forçant sans brusquerie à le regarder. Elle ne voulait pas qu'il s'approche d'elle? Elle voulait qu'il reste là? Hors de question. Le prédateur qui se tenait dans l'ombre de Devon Marshall avait tous ses sens en éveil. La fragilité pouvait quelquefois l'attendrir...mais pas ce soir. Il poursuivit de sa voix caressante, murmurant ses paroles à Jill comme un amant murmure à l'oreille de son amante.

"Et si je décidais d'aller encore plus loin?"

Il posa ses mains de nouveau sur les épaules de la jeune femme, glissant ses mains le long des bras fins. Il enserra dans ses doigts les petits poignets délicats qu'un rien ne pouvait briser. Devon continua à avancer, jusqu'à ce que Jill se retrouve plaquée contre le plan de travail qui s'étalait à côté de l'évier de la cuisine. Penchant la tête sur le côté, comme le fait un chiot étonné, il esquissa un petit sourire avant de se plaquer contre elle, la forçant à écarter les cuisses de son genou. Il approcha son visage du sien, sans desserrer son étreinte ferme mais douce sur les poignets de Jill. Un petit bout de langue rose passa entre ses lèvres fines et il lécha doucement une petite goutte de son sang qui avait coulé de la courbe de la mâchoire jusque dans le cou de la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Dim 22 Juil - 16:26

Elle tentait de se maîtriser, de faire abstraction du fait qu'elle se doutait qu'il ne lâcherait pas prise et continuerait de la harceler, car c'était bien ce qu'il ferait, jusqu'à ce que Jill cède à sa demande et lui laisse le contrôle du gang. Seulement, elle ne se voyait pas faire une telle chose. Elle était possessive, mais ce n'était pas la raison pour laquelle elle préférait refuser la demande de Devon. Elle savait que c'était la seule façon qu'elle avait peut-être de ne pas mettre des têtes à prix, sa propre tête probablement. Elle connaissait les aspiration de son bras droit et savait trop bien qu'il n'hésiterait pas une seconde à détruire des vies pour la simple réputation des Lazzarius. Jill gardait son sérieux, tentait de faire abstraction de lui, simplement penser à ce qu'il en adviendrait si elle le laissait faire. Pourtant, le savoir si près, trop près, la mettait mal. Elle tentait de rester alerte, mais elle regrettait à présent d'avoir verrouillé la porte. Elle jetta un bref coup d'oeil à celle-ci. Il pourrait bien passer des heures à tenter de la convaincre, et certainement user de la force sans que personne ne le réalise. Elle eut un frisson lorsque Devon se mit à parler. Sa question était compréhensible, simplement elle n'aimait pas les derniers mots qu'il utilisait. Elle le sentit avancer à nouveau, par réflexe elle recula encore.

Le simple fait qu'il se retrouve si près d'elle lui donna pendant quelques instants la nausée. La main qui lui relevait la tête, qui l'obligeait à le regarder dans les yeux.. Elle eut envie de regarder ailleurs mais s'en trouva incapable, pas parce qu'il était brusque, mais au contraire il semblait presque lui laisser la liberté de regarder autre part. La simple raison pour laquelle elle ne le quittait pas des yeux était que de cette façon, elle pouvait guetter ses réactions. Du moins, c'était ce qu'elle pensait...Jusqu'à ce qu'il se remette à parler. Elle recula de plus belle alors qu'il lui débitait des mots qui étaient tout sauf rassurant mais se retrouva bientôt piégée.

Elle retint son souffle, son regard toujours plongé dans celui de Devon. D'un côté le mur, de l'autre lui. Y avait-il sérieusement pire situation que celle-ci? Elle aurait été curieuse de l'apprendre. Elle ne savait pas quoi dire, ni quoi faire, se résignant à garder le silence et rester immobile. Il tenta de lui faire écarter les cuisses et Jill frémit. Elle savait très bien ce qu'il comptait faire et elle n'avait pas envie de le laisser gagner une nouvelle fois. Elle resserra les jambes, déterminée, mais finit par se laisser faire, appuyant sa tête contre le mur. Elle voulu dire quelque chose mais en fut incapable, Devon s'étant approché dangereusement. Elle se mordit la lèvre inférieure, le laissant descendre sur son cou, mais lui murmura, sérieuse :


"Est-ce que c'est du chantage, Devon ?"

Elle tenta de le faire reculer après avoir prononcé ses mots, mais en fut incapable, se contentant de retenir un soupir alors qu'elle sentait toujours la langue du bras droit contre sa peau et que sa robe de nuit remontait dangereusement. Elle jetta un bref coup d'oeil à la porte. Il fallait absolument qu'il la lâche, même si elle n'était pas très certaine de le vouloir, au fond.
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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Ven 27 Juil - 14:40

Et comme toujours, comme à chaque incartade qui avait lieu entre eux deux, l'affaire se terminait de façon surréaliste. Jill avait beau essayer de le repousser, d'être envahie par des vagues de dégoût vis-à-vis du bras droit, de tenter d'être maîtresse d'elle même, les choses dégénéraient. En l'occurrence, Devon Marshall faisait encore montre de cette manière si particulière de se montrer ronronnant, doux et attentif après avoir été violent, acerbe et mauvais. On ne pouvait dresser le profil psychologique du jeune homme dont l'attitude était aussi changeante que la météo londonienne. Avec Marshall, on ne pouvait véritablement prévoir à quel moment il allait déraper ou se remettre sur les rails, à quel moment il devient trop dangereux de rester à ses côtés. Jill en payait une fois de plus les frais.

L'ambiance entre les deux dirigeants du gang des Lazzarius a toujours été plus ou moins sulfureuse. Une relation trouble entourée de fumée et d'exhalaisons acides, brûlants la gorge et embrouillant les esprits et les sens. Il savait exactement où frapper, où toucher, de quelle manière effleurer la jeune femme pour que le masque de fer qu'elle s'était forgé ne se mette à fondre doucement. Doucement...mais sûrement.
Devon resta de longues minutes, le visage contre le cou de Jill, frôlant la peau de la jeune femme, respirant au creux de son oreille tandis que son souffle s'accélérait sensiblement. Marshall aimait dominer, il aimait diriger la danse et ce, dans n'importe quel contexte. Il prouvait, à sa façon, à quel point Hathaway était faible. Le prédateur tapi au fond de son âme sombre sentait le désordre qui devait régner dans les esprits de Jill. Un petit chaos qu'il aimait deviner.

Il lui lâcha une main, mais pas la directrice. Il ne voulait pas risquer que le frêle petit oiseau s'échappe entre ses griffes acérées qui se resserraient peu à peu autour de ce dernier. Il détacha son visage du cou de Jill, plongeant son regard dans le sien, tandis que sa propre main libre alla se poser au milieu du dos de la jeune femme l'attirant contre lui. A sa remarque, il haussa simplement un sourcil avec cette désagréable expression de défi qui apparaissait de temps à autre sur ses traits.


"Du chantage? Voyons Sweetie...pas de ça entre nous."

Hypocrisie. Mensonge. Raillerie. Marshal...un mélange détonant qui ne laisse personne indifférent. La main qui s'était posée dans le dos de Jill se mit à descendre doucement le long de la colonne vertébrale de la jeune femme pour atteindre les fesses de cette dernière. Il approcha doucement son visage du sien, un demi-sourire aux lèvres, le regard pétillant de malignité. Doucement, il se mit à relever la nuisette de Jill tandis qu'il la soulevait légèrement pour la poser sur le plan de travail, se glissant rapidement entre ses jambes.

"On en est au même point, Sweetie...prisonniers de notre propre maison. Laissons nos esprits s'évader quelques instants."

Devon Marshall...ou l'art et la manière de présenter les choses de façon plus glorieuse. Voire même si le coeur lui en dit, "romantique". Du bout du nez, il effleura celui de Jill avant de poser ses lèvre.s sur celle de la leader des Lazarius. Qu'elle se laisse faire ou qu'elle le morde violemment lui importait peu. Dans un cas comme dans l'autre, il serait entièrement satisfait.
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MessageSujet: Re: Strangers in the Night (Libre)   Ven 27 Juil - 15:09

Jill restait immobile, en quelque sorte effrayée parce qu'elle savait qu'elle ne pourrait pas l'empêcher de continuer sur sa lancée. Elle pouvait bien entendu le repousser, lui faire la morale ou se débattre mais d'une façon ou d'une autre il finirait par avoir le dessus. Si ce n'était pas de cette façon ce serait avec la violence. Mais elle n'avait pas envie cette fois-ci de le laisser gagner. Elle le laissait faire, mais le rythme cardiaque de la chef des Lazzarius s'accélérait et les idées qui lui venaient à l'esprit étaient comme des minuscules bombes à retardement. Il fallait qu'elle lui prouve au moins une fois qu'il ne pouvait pas jouer avec elle comme il le faisait. Une seule fois, juste pour que ça cesse. Mais qu'est-ce qui devait cesser? Elle n'en avait pas une véritable idée, elle voulait simplement arrêter de se sentir coupable, arrêter d'avoir des remords et de ressentir une foutue gêne indescriptible vis-à-vis Marshall.

Elle le sentait respirer contre son oreille, chacun de ses mouvements était ressenti d'un peu trop près au goût de Jill qui tremblait légèrement. Un tremblement presque indescriptible, mais qui était tout de même présent et qui montrait à quel point la chef des Lazzarius avait peur de la suite. Peur de se retrouver encore plus perdue et aussi en colère de se laisser faire sans ne pouvoir rien faire d'autre que d'attendre et trembler nerveusement. Une de ses mains fut libérée et rapidement elle tenta de se détacher de Devon mais sans succès. Le mouvement simultané de celui-ci pour la rapprocher la surprit et lui fit baisser la garde. Mais c'était une habitude à présent de baisser la garde devant Marshall. Elle gardait son regard rivé au sien, le sien empli de questions à l'égard de son bras droit. Pourquoi faillait-il encore qu'ils en viennent à ça.. Les paroles qu'il lui adressa lui fit baisser les yeux. Elle savait qu'il mentait et que chacun de ses gestes étaient calculés de façon à ce qu'elle finisse par céder. Et comme il l'avait lui-même fait remarqué, Jill n'était pas en état de se battre contre ce que lui voulait. Elle allait répliquer quelque chose mais son expression changea en un sursaut.

Jill sentit la main de Devon se poser sur ses fesses et vit son regard. Elle ferma les yeux et tenta une dernière fois de le repousser mais en vain, ou plutôt elle cédait. Sa robe de nuit remontait maintenant plus rapidement et elle se retrouva sur le plan de travail, fixant Devon d'un regard frustré. Elle voulu le giffler mais il se retrouva trop près d'elle, lui empêchant ce mouvement. Elle frissonna légèrement d'ailleurs alors qu'il se rapprochait à nouveau, mais surtout à cause de ses paroles. Elle était maintenant certaine que les seuls sentiments qu'elle avait à son égard se résumaient à une haine inconditionnelle qu'elle lui portait à présent. Laisser les esprits s'évader...Elle eut envie de lui répliquer qu'il aille s'évader ailleurs mais n'en eut encore une fois pas l'occasion, ses lèvres se retrouvant à présent retenues par celles du bras droit. Elle céda et ferma les yeux, tremblant toujours, rapprochant un peu plus son visage de celui du bras droit alors qu'elle lui rendait son baiser avec une fougue qu'elle ne se connaissait pas vraiment elle-même. Elle se resserra contre Devon et posa furtivement ses mains sur le t-shirt de celui-ci, ouvrant les yeux et le regardant d'un air perdu. Elle détacha ses lèvres des siennes et d'une toute petite voix lui dit, ramenant ses mains vers elle et déserrant l'étreinte :


"C'est malsain..On ne peut pas faire ça. Pas ici, s'il te plaît...Ça va se savoir."
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